Quels sont les axes de vigilance à considérer avant d’investir dans une SCPI ?

Les SCPI sont d’excellents placements qui boostent les portefeuilles. Ce sont de l’immobilier sans contrainte de gestion : tout est pris en main par une société spécialisée qui vous verse alors des dividendes, en contrepartie de votre souscription. Les SCPI vous font profiter de multiples avantages : leur rendement élevé et leur excellente résilience, leur adaptabilité à tous types de profils d’investisseurs, leur diversification ainsi qu’un bon rapport rendement-risque.

Toujours est-il qu’il s’agit d’un placement qui ne présente pas que des points forts, comme tout produit d’investissement, et qu’il convient d’analyser certains axes de vigilance avant de vous lancer.

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Vous devez investir sur le long terme

L’investissement SCPI nécessite que vous vous engagiez sur le long terme, étant donné qu’il s’agit de gérer de l’immobilier dans votre portefeuille. Son rendement s’analyse en effet sur la durée. Si vous avez un horizon de placement court, il vaut donc mieux éviter de miser sur les SCPI, mais plutôt sur d’autres placements tels que le crowdfunding par exemple, si vous souhaitez investir dans l’immobilier. Ce dernier vous engage sur seulement 2 à 3 ans, tandis que son rendement est tout aussi intéressant – de l’ordre de 9% à 11% contre 5% en moyenne pour les SCPI.

 

La SCPI est un placement à liquidité réduite

Contrairement à son successeur OPCI (organisme de placement collectif immobilier), la SCPI est illiquide et nécessite un délai plus ou moins long avant sa revente. Ce, dépendant de plusieurs paramètres, dont sa catégorie : à capital fixe ou à capital variable. Les SCPI les plus demandées sur le marché sont échangées sur le marché secondaire dans les 15 jours, tandis que l’attente peut durer jusqu’à plusieurs semaines, voire plusieurs mois pour opérer son désinvestissement, dans certains cas.

Pour rappel, le processus de revente des SCPI à capital fixe s’apparente à celui des placements boursiers (inscriptions sur le carnet d’ordre et fixation du prix par l’investisseur sortant). Les SCPI à capital variable, en revanche, sont revendues par la société de gestion suivant ses propres conditions, entre autres par rapport à la valeur de retrait.

 

Les investisseurs sur le marché primaire endossent une carence en loyers

On parle de carence en loyers lorsque la SCPI ne distribue pas ses premiers dividendes, c’est-à-dire au moment de la souscription et ce, sur une durée qui varie entre 2 à 5 mois. Il s’agit alors de ce que l’on appelle le délai de jouissance, et tous les investisseurs qui souscrivent à leur SCPI sur le marché primaire le subissent. Ce qui n’est pas le cas, en revanche, pour les SCPI acquises sur le marché secondaire, puisqu’elles génèrent immédiatement des dividendes, le report de jouissance ayant été préalablement supporté par l’investisseur initial.

Afin de lisser cette carence en loyers, il vaudrait donc mieux conserver ses parts sur une longue durée avant de songer à un éventuel désinvestissement.

 

Les risques de change sont au rendez-vous

Les SCPI innovent et partent à la conquête des pays étrangers pour y établir leur patrimoine. Ce qui s’accompagne ainsi des risques associés aux devises, puisque les loyers sont versés en monnaie étrangère – outre ceux des actifs logés en zone euro. Ces risques de change sont issus d’une éventuelle dépréciation de la devise, étant donné que les taux de change fluctuent régulièrement.

Toujours s’enquérir à l’avance de l’emplacement des actifs de la SCPI afin d’anticiper ces risques, outre ceux associés au marché de l’immobilier.

 

En conclusion, rappelons que les SCPI sont des placements ouverts au grand public, et qui sont fortement appréciés pour leur faible ticket d’entrée, dont la contrepartie de la souscription est d’encaisser des revenus fonciers stables et réguliers.

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